Récits en friche

Tiens je vais écrire un truc. Sinon ma mère va encore me faire chier.

27 octobre 2007

N°2

    Simplement, écrire, ce n'est pas seulement écrire. Je m'explique. Je me suis acheté un stylo, un beau stylo, pas très cher mais qui glisse bien sur la page, avec de la belle encre bleue. Je me suis aussi acheté un beau cahier, épais avec un format étrange et un papier de qualité. J'ai tout posé sur la table et là rien. Pas grand-chose. Pour chauffer la machine, j'ai écris mon nom une fois deux fois. J'ai regardé le résultat, et j'ai signé. C'était ma première page d'écriture, tout ça pour vous expliquer qu'écrire ce n'est pas qu'écrire et que si vous croyez que j'écris ces mots à la volée, pris par une subite inspiration, et bien vous avez tort.

    Comme disait Machin (il suffirait d'un rien pour que je cite l'auteur, un peu de culture ou alors une recherche sur internet, mais j'ai la flemme et pas le temps, vu que l'Ascencion est de plus en plus proche) "le génie c'est dix pour cent d'inspiration et quatrevignt dix pour cent de transpiration" - vous noterez d'ailleurs à quel point l'on peut généraliser ce principe à tout et remplacer le mot génie par, au hasard, rugby, apnée ou pastis (je me plais à regretter parfois l'été sous les platanes)- comme il disait donc, Machin, il n'y a que pêu de choses qui tombent du ciel, et là, tout bête devant ma page je me suis demandé de quoi je pourrais bien traiter.

        C'est comme ça que j'ai commencé le chapitre précédent. Mais ce qui m'ennuierait vraiment c'est que ma mère devienne l'héroïne de cette histoire. Franchement je ne pense pas qu'elle le mérite, il faut donc quelqu'un d'autre pour lancer ce récit qu'elle pollue déjà trop. Le héros donc, est un autre. Comme je suis un garçon, je vais choisir un garçon, c'est bien plus naturel et puis tant qu'on ne sait pas s'il y a vraiment des différences entre les hommes et les femmes ( attention, je n'ignore pas que nous sommes différents, mais on peut douter que ça soit le cas dans l'écriture. Dans le style bien sûr, pas dans la thématique souvent plus égocentrique chez les femmes).

        Le héros donc est un homme. Ce à quoi il ressemble importe peu, d'ailleurs je n'ai jamais compris comment on peut encore se lancer dans d'interminables descriptions alors que l'on sait aujourd'hui qu'on ne porte pas ses qualités sur son visage. Le lecteur a donc toute latitude pour s'imaginer le héros qu'il veut physiquement, tout en lui attribuant tout de même une taille au moins moyenne de façon à ce qu'il puisse aller chercher des choses dans les placards sans avoir besoin d'un escabeau (en fait je m'en fiche un peu, c'est juste pour rendre service au personnage). De mon côté je pourrais tout de même imposer l'habillement du héros, habillement la plupart du temps harmonieux, sans grande originalité et fait de vêtements d'une qualité médiocre qui peuvent avoir plusieurs saisons d'âge, ce qui nous permet de situer socialment notre héros dans les classes moyennes de la population.

        L'intérêt de la chose est de me permettre de faire évoluer ce héros dans un mileu que je connais, attendu que mes parents n'ont jamais eu la volonté, voire le talent d'échapper à leur condition, mais qu'ils ont toutjours eu l'ambition de ne pas tomber en dessous de ce qu'ils valaient. En me relisant, je remarque que j'utilise peut-être un peu trop souvent le terme de héros ou de personnage, et j'aurais déjà du donner un nom à notre personnage. Benjamin étant un prénom que je trouve plutôt esthétique, et le personnage me venant à l'instant à l'esprit étant Gaston Lagaffe, nous l'appelerons Benjamin Lebrac. Il y a là une allusion pseudo-culturelle que tout bon bédéphile saura décrypter.

       Bien.

       Il suffit maintenant de se demander en quoi ce personnage est intéressant.

Posté par MonsieurMonsieur à 19:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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